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Refusons de devenir les vassaux des GAFAM!

Appel à la diversité des approvisionnements IT

Alors que l’Europe n’est pas parvenue à appliquer son amende record de 13 milliards sur Apple et que le géant ne paie plus beaucoup d’impôt depuis longtemps sur le vieux continent, en y réalisant des dizaines de milliards de vente, nous avons décidé de dire stop à la mort de l’écosystème IT innovant en Europe par le monopole des approvisionnements IT des entreprises et institutions européennes auprès de quelques géants non européens. 
Nous proposons un engagement simple : “afin de permettre l’innovation technologique européenne et  de développer une vraie diversité numérique tant au niveau de l’infrastructure que des plateformes logicielles, je m’engage, en tant qu’organisation ou dirigeant, à investir plus de 50 % de tout nouveau budget IT (périmètre logiciel, service, cloud et télécom) d’investissement ou de fonctionnement auprès d’acteurs français et européens et ce à échéance des engagements en cours et au plus tard dans les 3 ans”.
Lançons “Le club des IT50+” !
Le club des dirigeants qui s’engagent :
  • à investir plus de 50 % de tout nouveau budget IT d’investissement ou de fonctionnement auprès d’acteurs français ou européens,
  • à contribuer via un budget ETD – European Technology Development (à l’instar du budget RSE) à la création d’écosystèmes et de réseaux d’entreprises innovants,
  • à retenir dans tout appel d’offre un minimum de 50 % d’acteurs européens,
  • à produire des communications de références européennes et permettre aux pépites technologiques européennes de les communiquer.
Le secteur privé est en droit de demander a minima un engagement équivalent par le secteur public qui doit être exemplaire en la matière.
Pour soutenir cette initiative, ajoutez votre nom ici : www.IT50plus.com
Le Constat
Un constat : 
  • l’Europe est le seul continent à ne pas avoir classé d’entreprise IT dans le FT500 (500 premières entreprises mondiales en valorisation ou chiffre d’affaires) ces 20 dernières années. Le seul “géant” du logiciel européen était et reste SAP suivi de Dassault Systèmes. Ce dernier n’étant pas classé dans le FT500,
  • Voici 20 ans, l’Europe était en avance sur la 3G et disposait de plusieurs fabricants hardware de premier plan, ce n’est plus le cas (nous sommes à la traîne sur la 5G, la recherche à Lannion est l’ombre d’elle-même et nos fabricants ont tous disparus sauf deux, en piteux états),
  • Les entreprises mondiales les plus puissantes forment un oligopole, le club des près de 1000 milliards de capitalisation entre GAFAM américains et BAHTX chinois,
  • Les USA et la Chine ont aidé les plateformes à devenir des géants à travers l’attribution de marchés publics, l’Europe doit se montrer volontariste en la matière,
  • Le livret blanc de la commission mentionne “Les subventions étrangères peuvent accorder un avantage indu aux soumissionnaires en leur permettant par exemple de soumettre des offres à un prix inférieur au prix du marché, voire au prix de revient, et d’obtenir de ce fait des marchés publics qu’ils n’auraient pas obtenus autrement”,
  • Plus de 80 % des entreprises françaises et allemandes ainsi que des institutions publiques font tourner leurs systèmes stratégiques sur les technologies Google-Microsoft-Amazon-Oracle (les exemples récents de la Deutsche Bank ou encore de Renault ou d’Orange sont à ce titre édifiants) ; dans le même temps les GAFA n’auraient payé que 43 millions d’euros au fisc français en 2017,
  • Kat Borlongan (directrice de la mission French Tech) a déclaré récemment : “70 % des scaleup en France sont B2B. Or 0,01% seulement du budget achat des Grands Groupes va aux start-up.. Si on arrive à faire bouger cela, on pourra faire grandir nos pépites. Le président fait le voeu de 25 licornes en 2025 contre 5 en 2020. Ce fléchage des budgets vers les start-up donnera de l’agilité aux grands groupes, une augmentation des transactions pour les start-up et de meilleures chances d’exit / rachat, aujourd’hui figures d’exception”
  • Bpifrance représente l’État, investisseur dans la French Tech et se fournit chez les GAFAM ! Difficile à croire mais telle est la vérité : au terme d’une étude comparative, cet étendard de la French Tech a décidé de mettre ses data chez l’oncle Sam – Amazon en l’occurrence – et de les traiter avec un SaaS du même oncle, via Microsoft. Pourquoi pas, pour reprendre le mapping de PlayFrance.digital ou l’excellente étude de David Fayon, choisir par exemple OVH, Ionos, LWS ou Amen pour l’hébergement et Talkspirit, Jamespot ou Jalios pour le réseau social d’entreprise ? 
  • Croire qu’en choisissant l’IT US (ou chinoise), on fait le choix du moins-disant est souvent faux. Les calculs de ce genre ne tiennent en effet pas compte des coûts cachés ou à venir : coût de la dépendance, impossibilité de s’opposer aux hausses futures des coûts de maintenance dont les fournisseurs US sont coutumiers, coût du risque géopolitique,..
  • La fourniture des données européennes à des tiers extra-continentaux affaiblit la résilience économique et politique du continent. Pour les protéger, le RGPD doit être respecté et appliqué et les lois extra territoriales américaines ne doivent plus être imposées aux instances juridictionnelles française et européenne.
  • Les GAFA ont dépensé, en 2018, 55 millions de dollars en lobbying en 2018, doublant ainsi leurs dépenses combinées de 27,4 millions de dollars en 2016. 238 personnes sont mobilisées pour faire du lobbying pour les quatre entreprises au cours des trois premiers mois de 2019. 75% de ces personnes ont déjà servi au sein du gouvernement ou lors de campagnes politiques américaines.
  • Les instances para-publiques des pays membres de l’UE sont faiblement coordonnées sur le sujet du numérique. Bpifrance et ses homologues européens par exemple.

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